
Violences dans le périscolaire à Paris : enquête sur un dossier explosif
ENQUÊTE. Plaintes cachées, signalements ignorés, animateur déplacé… L’affaire de l’école St-Dominique (7e) révèle des dysfonctionnements majeurs et des négligences en cascade.
Longtemps ignorée, la question des violences en périscolaire s’est invitée dans le débat de la campagne municipale au point de le rendre électrique. Le collectif SOS Périscolaire tirait pourtant la sonnette d’alarme depuis 2021, dans l’indifférence quasi générale. Il aura fallu la révélation de plusieurs affaires dans une quinzaine d’écoles parisiennes, une quarantaine d’animateurs suspendus et une campagne municipale à couteaux tirés pour que sa parole soit enfin entendue.
À la veille du scrutin, deux animateurs ont été interpellés pour des faits d’agressions sexuelles dans des écoles du 15e et du 10e arrondissement. Mi-mars, c’est dans le 14e que trois animateurs de l’école Boulard sont suspendus ; avant cela, le scandale éclate dans le 11e arrondissement où l’on recense onze animateurs …
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Quelques jours après, une deuxième plainte pour viol et agression sexuelle tombe : un enfant de 3 ans vient de confier à sa mère avoir été abusé par ce professionnel. « On ose nous dire qu’on a donné une seconde chance à un animateur connu pour des maltraitances, en le déplaçant ! Et que, n’étant pas signalé pour des faits de nature sexuelle, il n’a pas été suspendu, s’offusque Me Louis Cailliez, l’avocat des parents du garçon. La gestion de ce dossier par la ville de Paris a été calamiteuse : aucune procédure claire, des responsables qui se contredisent et personne n’assume... »
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