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INFO FRANCE INTER – Un animateur d’une école maternelle du 15e arrondissement de Paris est visé par trois plaintes pour viol sur mineur déposées début février, révèle France Inter, alors que les signalements de violences dans le périscolaire, notamment à Paris, se sont multipliés ces derniers mois.
Cet animateur de l’école maternelle Volontaires est actuellement suspendu. L’homme avait été exfiltré en décembre dernier d’une autre école, l’école maternelle Saint-Dominique, dans le 7e arrondissement de Paris, après avoir fait l’objet de plusieurs signalements depuis septembre dernier pour des cris et des violences psychologiques sur des enfants.
L’une des mamans, qui a déposé l’une des plaintes pour viol et qui souhaite rester anonyme, explique à France Inter avoir reçu un mail, début février, de la directrice de l’école de son fils. Ce mail l’informe qu’une plainte pour viol sur mineur a été déposée contre un animateur. Cette maman questionne alors son fils de trois ans. « Tout de suite, il me dit le nom de cet animateur, il se met à pleurer et il me dit que ça fait mal aux fesses », raconte-t-elle. Depuis, son fils n’a toujours pas été entendu par la brigade de protection des mineurs, assure-t-elle.
« Une défaillance » et « un parcours scandaleusement traité. »
D’après cette maman, des parents ont interrogé les responsables du périscolaire pour comprendre pourquoi cet animateur a pu être transféré dans une autre école malgré des signalements. Ces responsables, dit-elle à France Inter, ont répondu qu’« ils lui laissaient sa chance, parce que les faits n’étaient que des cris' ». « Mais quelle chance laissons-nous aux enfants ? », interroge cette maman.
Elle dénonce aussi l’omerta qui a régné autour du parcours de cet animateur. Son avocat, Me Louis Cailliez questionne : « Comment est-ce possible qu’un animateur, déjà mis en cause pour maltraitances dans une école du 7e arrondissement de Paris, ait pu être exfiltré et muté en catimini après un simple recadrage, à l’insu des parents des deux écoles ? Il y a non seulement une défaillance, mais il y a un parcours scandaleusement traité. »
De son côté, la mairie de Paris assure à France Inter qu’après les premiers signalements, « cet agent, qui n’avait à ce stade fait l’objet d’aucune accusation de violences sexuelles, a alors été recadré sur sa posture professionnelle et les attendus de son poste, et a été affecté dans une autre école avec un encadrement prévenu et renforcé ». Une enquête de l’Inspection générale de la Ville a été diligentée.


Paris : un animateur périscolaire visé par plusieurs plaintes pour viols sur mineurs
Violences sexuelles dans le périscolaire à Paris : la crise enflamme la campagne municipale à Paris
De nouvelles plaintes qui ravivent un scandale. L’affaire révélée mardi 10 mars par France Inter a ravivé une polémique déjà vive. Un animateur travaillant dans une école maternelle du 15ᵉ arrondissement fait l’objet de trois plaintes pour viol sur mineur, déposées début février. Selon les informations dévoilées par France Inter, l’homme avait été recruté le 15 décembre 2025 à l’école Volontaires. Avant cela, il travaillait dans une autre maternelle du 7ᵉ arrondissement, d’où il avait été écarté après plusieurs signalements pour cris et violences psychologiques envers des enfants.
Pour l’avocat d’une des familles plaignantes, Me Louis Cailliez, la situation soulève de nombreuses interrogations. Dans un communiqué publié le 10 mars, il dénonce l’absence de réaction des institutions : « Depuis le dépôt de plainte le 10 février pour des faits de viols et agressions sexuelles sur un enfant de trois ans, mes clients se heurtent à un mur de silence », écrit-il. L’avocat s’interroge également sur la décision d’avoir « muté » l’animateur dans un autre établissement malgré les signalements antérieurs.
Ces révélations surviennent alors que la question des violences dans le périscolaire parisien est déjà au cœur de l’actualité depuis plusieurs mois. Fin 2025, des parents avaient commencé à alerter sur des dysfonctionnements dans plusieurs écoles. Leur mobilisation avait pris une ampleur nationale après la diffusion, en janvier, d’une enquête de l’émission Cash Investigation consacrée aux conditions d’encadrement des enfants.
Une polémique au cœur de la campagne municipale
À quelques jours du scrutin, la nouvelle affaire percute de plein fouet la campagne municipale. Le candidat socialiste Emmanuel Grégoire, ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo entre 2018 et 2024, se retrouve directement visé par les critiques de la droite. La candidate LR Rachida Dati l’a accusé mardi d’avoir une responsabilité politique dans les dysfonctionnements du système de recrutement du périscolaire. Interrogé mercredi sur ICI Paris Île-de-France, Emmanuel Grégoire a rejeté ces accusations : « Je ne suis nullement concerné, contrairement à elle », a-t-il assuré, précisant qu’il n’était pas en charge des recrutements. Il a également rappelé qu’il n’était « plus premier adjoint depuis maintenant plus de deux ans ». Mais l’affaire renvoie malgré tout au bilan de la municipalité sortante dirigée par Anne Hidalgo. La maire de Paris a reconnu pour la première fois, mi-février au micro de France Inter, l’existence de dysfonctionnements : « Il y a des efforts à faire, c’est ce que nous faisons », avait-elle déclaré, tout en refusant de « battre sa coulpe ». Pour les familles mobilisées, la campagne électorale donne parfois le sentiment que leur combat est détourné : « Il y a beaucoup d’instrumentalisation de ces sujets au niveau des élections, mais peu d’action réelle envers nous ».
« On continue d’envoyer nos enfants à l’école, mais avec la peur permanente »
Raffaela Bientinesi, mère d’une élève scolarisée à la maternelle Saint-Dominique dans le 7ᵉ arrondissement, raconte avoir d’abord interprété certains changements de comportement de sa fille comme des difficultés passagères. « Elle était devenue propre depuis longtemps mais s’est remise à faire pipi au lit. Elle avait peur du noir, commençait à perdre ses cheveux, parlait de choses étranges… Je pensais que c’était une phase », explique-t-elle. Ce n’est qu’après la diffusion de l’enquête de Cash Investigation et une réunion entre parents qu’elle dit avoir compris la gravité de la situation. « Des parents racontaient des faits très graves. Au début, je minimisais. Puis on a rencontré une association qui accompagne les enfants victimes de violences sexuelles. Là, j’ai compris. » Face au manque d’informations, certains parents ont décidé de s’organiser eux-mêmes, avec l’aide d’associations : « On a expliqué aux parents comment fonctionne le périscolaire, quelles démarches juridiques existent et vers qui se tourner pour un soutien psychologique. Rien de tout cela ne nous avait été expliqué par les institutions », raconte Raffeala Bientinesi. Elle décrit également un climat de suspicion qui s’est installé dans certaines écoles : « Il y a une vraie psychose. On continue d’envoyer nos enfants à l’école, mais avec la peur permanente. » Pour elle, le sentiment d’abandon des familles est profond. « Pas mal de situations à l’école ont fait que les parents ont été pris pour des fous et les animateurs pour des victimes », ajoute-t-elle. Elle critique également les méthodes de recrutement des animateurs du périscolaire : « Le premier qui arrive est embauché. Leur recrutement est fait les yeux fermés. » Face au silence des institutions locales, certains parents ont tenté d’alerter les plus hautes autorités de l’État. « On a envoyé une lettre à Emmanuel Macron, signée par 250 personnes. On présentait des faits graves », martèle Raffeala Bientinesi. La réponse reçue les a laissés perplexes. « On nous a répondu : “On prend à cœur votre problème, on va le transférer au rectorat”. Mais ce n’est pas l’unité qui gère les périscolaires. Vous avez demandé à ChatGPT ? », désespère-t-elle.
L’opposition dénonce des alertes ignorées
Pour plusieurs élus, les révélations récentes confirment des mises en garde répétées depuis des mois. Inès de Raguenel, élue du 15ᵉ arrondissement et proche de Rachida Dati, estime que la municipalité n’a pas pris la mesure de la situation : « Cela fait des mois que nous alertons et pourtant les dispositifs n’ont pas été renforcés », affirme-t-elle. Elle s’interroge également sur la pratique consistant à muter certains animateurs d’une école à une autre. « Des familles sont dans un état épouvantable. On entend des choses monstrueuses. Et pendant ce temps, rien n’a été profondément réformé ». L’élue critique plus largement l’organisation du périscolaire à Paris, notamment le fonctionnement des Caspe (circonscriptions des affaires scolaires, échelon local dépendant de la mairie centrale) : « Il y a un niveau d’incompétence hallucinant. Ils ne savent pas recruter, et certains n’auraient peut-être jamais dû l’être eux-mêmes », estime-t-elle. Elle appelle à renforcer les contrôles d’antécédents judiciaires et à vérifier plus régulièrement le fichier des auteurs d’infractions sexuelles. Selon elle, ces alertes ont été peu relayées jusqu’à présent : « On en parlait déjà, mais tout cela était étouffé. » Elle déplore enfin que « la parole de l’enfant n’ait pas été suffisamment entendue par cette municipalité ».
Du côté de l’équipe d’Emmanuel Grégoire, on estime que l’affaire fait l’objet d’une récupération politique à l’approche du scrutin. Dans son entourage, on souligne que le dossier évoqué cette semaine ne constitue pas une « nouvelle affaire » mais un dossier déjà connu qui refait surface à quelques jours du vote. « Cela n’enlève en rien toutefois ni à la gravité, ni à l’ampleur des décisions à engager », confie un proche de sa campagne. En novembre dernier, la Ville de Paris a annoncé un plan de lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants, incluant la création d’un Défenseur des enfants confié à Dominique Versini. Le candidat socialiste promet néanmoins une réforme en profondeur du système. « On va tout revoir », a-t-il déclaré ce jeudi sur France Info, évoquant des « ruptures » dans l’organisation du périscolaire qui figureraient parmi les premières mesures de son mandat. Un membre de son équipe accuse également la droite d’entretenir la confusion : « À la différence de Madame Dati, Emmanuel Grégoire n’est convoqué devant aucun tribunal. Laisser entendre le contraire revient dans le seul objectif d’entretenir une confusion grave dans le débat public ».
Une crise devenue enjeu politique majeur
La question du périscolaire est l’un des thèmes majeurs de la campagne municipale parisienne. Plusieurs candidats ont promis des réformes profondes. Pierre-Yves Bournazel, candidat de Renaissance et Horizons affirmait lors de la présentation de son programme vouloir « réformer le périscolaire de A à Z », ce matin il déclarait sur x : « La Mairie de Paris a laissé faire des dizaines de Jeffrey Epstein dans nos écoles ». La candidate insoumise Sophia Chikirou réclame depuis décembre la création d’une commission d’enquête à l’Assemblée nationale. La représentante Reconquête Sarah Knafo a également présenté ses propositions dans une vidéo, publiée mercredi 11 mars. Mais au-delà de la bataille électorale, la question de la confiance entre les familles et les institutions reste entière : « Les enfants sont victimes, mais les parents aussi », conclut Raffeala Bientinesi.
Alors que les enquêtes judiciaires se poursuivent, la crise du périscolaire parisien apparaît désormais comme l’un des dossiers les plus sensibles auxquels devra répondre la prochaine équipe municipale.
Périscolaire à Paris : une famille réclame un juge d’instruction après une plainte pour viol
La désignation d’un juge d’instruction est réclamée par la famille d’un garçon de 3 ans, affirmant se heurter à un « mur du silence » depuis qu’elle a porté plainte pour viol contre un animateur du périscolaire dans son école du 15e arrondissement de Paris. La famille d’un garçon de 3 ans réclame la désignation d’un juge d’instruction affirmant se heurter à un « mur du silence » depuis qu’elle a porté plainte pour viol contre un animateur du périscolaire dans son école du 15e arrondissement de Paris.
Une plainte déposée par les parents à la mi-février
Les parents de cet enfant scolarisé à l’école Volontaires ont porté plainte mi-février au commissariat, a précisé une source proche du dossier à l’AFP, confirmant une information de France Inter.
« Alors qu’il existe des éléments à charge graves, concordants et circonstanciés pesant contre cet animateur, l’absence de célérité judiciaire est incompréhensible et place mes clients dans une situation très douloureuse et intenable », dénonce leur avocat Louis Cailliez dans un communiqué transmis à l’AFP. « Leur enfant n’a toujours pas été convoqué pour que ses déclarations spontanées soient recueillies dans les conditions adéquates et figées en procédure avant tout enfouissement traumatique. (…) Nous appelons à l’ouverture d’une information judiciaire dans les plus brefs délais ».
Des suspicions de « faits à caractère sexuel »
Les faits se seraient produits mi-décembre, mais n’auraient été évoqués par l’enfant qu’en février, lorsque ses parents l’ont interrogé sur le comportement d’un des animateurs de l’école, a précisé la source proche du dossier. Ils venaient d’être prévenus par un mail de la directrice que celui-ci était suspecté de « faits à caractère sexuel » commis dans l’établissement où il était précédemment affecté, l’école Saint-Dominique dans le 7e arrondissement, a-t-elle ajouté. L’animateur avait à l’origine été déplacé du 7e au 15e arrondissement pour des faits de violences et de cris, avait précisé l’école aux parents. « Comment un animateur déjà mis en cause pour maltraitance dans une école du 7e arrondissement a-t-il pu être exfiltré et muté dans une école du 15e arrondissement – et ce à l’insu des parents des deux écoles – pour y prendre un poste au contact direct d’enfants de maternelle, à titre de +seconde chance+ après un simple +recadrage+ », s’interroge l’avocat, estimant que la mairie n’a pas mis en place l’encadrement renforcé qu’elle promet.
Neuf agents suspendus en février
Mi-février, neuf agents du périscolaire avaient été suspendus pour suspicions de violences physiques et sexuelles à l’école Saint-Dominique, ainsi qu’un autre, déplacé entre temps à Volontaires. Un animateur périscolaire a par ailleurs été mis en examen début février pour « agression sexuelle sur mineur », « exhibition sexuelle » et « corruption de mineur » à l’école Bullourde, dans le 11e arrondissement de Paris.
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