
Ce vendredi 27 février, le parquet général requiert en appel 20 ans de réclusion criminelle contre les deux auteurs d’une campagne de haine contre Samuel Paty, lancée avant sa décapitation par un jihadiste tchétchène.
Les deux hommes rejugés, le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui, 66 ans, et Brahim Chnina, 54 ans, père de la collégienne qui a menti, avaient écopé respectivement de seize et treize ans d’emprisonnement en première instance. La cour ayant considéré qu’ils avaient été les artisans de la campagne de haine en ligne contre Samuel Paty, dont le djihadiste Anzorov avait pris connaissance sur les réseaux sociaux.
« Je crois que désormais, c’est manifeste, on cherche à travers ce procès à faire un exemple et ces réquisitions le confirment très clairement », estime Vincent Brengarth, avocat d’Abdelhakim Sefrioui. La peine requise en appel « paraît plus proche de la hauteur de la gravité de ce qui s’est passé », selon Thibault de Montbrial, avocat des parties civiles.