
La police parisienne a interpellé et placé en garde à vue seize personnes, mercredi matin, dans le cadre de plusieurs enquêtes sur des soupçons de viols, agressions sexuelles et violences sur mineurs à l’école maternelle Saint-Dominique, dans le 7ᵉ arrondissement.
Une salve d’interpellations sans précédent dans les affaires qui touchent le périscolaire parisien. Mercredi 20 mai au matin, la brigade de protection des mineurs a lancé, sous l’autorité du parquet de Paris, un vaste coup de filet dans le cadre de plusieurs enquêtes distinctes visant des faits de violences physiques et sexuelles dans l’école maternelle Saint-Dominique, l’un des épicentres du scandale dans le 7e arrondissement de la capitale. Seize personnes âgées de 18 à 68 ans ont été interpellées et placées en garde à vue pour des faits de natures et de gravités différentes, notamment pour « viols sur mineurs », « agressions sexuelles sur mineurs » ou « violences sur mineurs », comme l’a confirmé le parquet de Paris au Monde. Plusieurs d’entre elles étaient déjà suspendues, d’autres non.
Le parquet a annoncé, mercredi soir, par communiqué, ordonner la prolongation des gardes à vue.
Parmi les interpellés, trois sont agents spécialisés des écoles maternelles (ASEM), trois sont responsables éducatifs de la Ville dans les centres de loisirs (REV) et dix sont des animateurs contractuels.
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« C’est un immense soulagement qui domine chez mes clients, pour qui l’attente était une torture quotidienne depuis plus de trois mois. C’est un premier signe de prise en compte de la parole des enfants. Nous attendons désormais l’ouverture d’une information judiciaire criminelle en cette fin de semaine », ajoute son confrère Louis Cailliez. Lui représente également la mère d’un petit garçon de 3 ans, qui a déposé plainte pour viol contre un animateur déplacé de Saint-Dominique dans son école maternelle du 15e arrondissement. A la suite de signalements de maltraitance faits par des parents de Saint-Dominique, cet animateur avait en effet été exfiltré en décembre 2025 après avoir été « recadré sur sa posture professionnelle », expliquait la Mairie de Paris au Monde en avril, confirmant une information de France Inter et ajoutant que cet animateur n’était alors pas visé par des signalements pour des violences sexuelles.
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