
Dans un communiqué relayé vendredi par son avocat, elle affirme que les cinq suspects mis en examen «ne méritent aucune excuse, y compris de minorité».
«Beaucoup de mystères demeurent à ce jour». La famille maternelle de Louis, adolescent de 17 ans violemment passé à tabac par plusieurs jeunes le 19 juin dernier à Narbonne, avant de succomber à ses blessures quelques jours plus tard, a appelé ce vendredi à faire «toute la lumière sur ce drame absolu, qui était évitable». Dans un communiqué relayé par son avocat, Me Louis Cailliez, elle pointe du doigt ce «pays qui ne sait plus protéger ses enfants».
Dans cette affaire, cinq jeunes hommes âgés de 16 à 20 ans et accusés d’avoir attiré Louis dans ce guet-apens mortel ont été mis en examen pour assassinat. La famille tient à remercier les «enquêteurs qui ont permis d’aboutir très rapidement à l’identification et au placement en détention provisoire des cinq individus». Individus qui, juge-t-elle, «ne méritent aucune excuse, y compris de minorité».

Bien avant la mort de Louis, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, avait justement plaidé pour un «débat présidentiel» sur cette excuse de minorité. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, estime également qu’il faut envisager sa suppression. «Nous ne connaîtrons pas le répit tant que les peines prévues par le Code pénal ne seront pas implacablement appliquées aux assassins de notre fils et à leurs complices», écrit la famille maternelle de Louis.
«Aucune responsabilité pénale» ne doit être «éludée»
Le communiqué revient aussi sur le parcours et le profil du jeune homme, de son «enfance très difficile» à son placement «temporaire» au foyer de l’ASE de Narbonne, en passant par ses «fragilités psychologiques». «Il a vraisemblablement été entraîné dans une spirale infernale de harcèlement et de violences jusqu’à son assassinat le 19 juin dernier dans les conditions les plus barbares, sauvages et inhumaines qui soient. Nous tenons à adresser nos remerciements à certains éducateurs de l’ASE de Louis qui se reconnaîtront – exemplaires de dévouement dans un système à la dérive», poursuit la famille.
À lire aussi Adolescent «sensible et sociable», «difficile à canaliser» : qui était Louis, tué dans un guet-apens à Narbonne ?
Elle suggère que des fautes ont pu être commises au sein des «instituts médicaux et/ou sociaux», et indique que son avocat, Me Louis Cailliez, «veillera à ce qu’aucune responsabilité pénale ne soit éludée». En attendant la suite de la procédure, elle invite «tous les esprits de bonne volonté» à participer «dignement» à une marche ce dimanche à 11h à Narbonne, baptisée «la Dernière Marche». «Pour Louis, pour la vérité et pour la justice.»