Lycéen éborgné : Pauline Ragot l’avocate du policier mis en examen affirme qu’il n’a pas blessé Maël avec son LBD

By 14 octobre 2026octobre 16th, 2026Actualités

Le policier mis en examen dans l’affaire Maël, à Tours, reconnaît avoir fait usage à une reprise de son LBD, le 30 septembre 2026. Mais il réfute avoir blessé le lycéen qui a perdu l’usage d’un œil. Son avocate, Me Pauline Ragot, expose la version du fonctionnaire.

Au lendemain de sa mise en examen pour « violences aggravées », le policier soupçonné d’avoir blessé un lycéen à l’oeil avec son LBD, s’est exprimé par la voix de son avocate, ce mercredi 14 octobre 2026. Il assure ne pas être responsable des blessures de Maël, mais d’avoir tiré avec son LBD sur un autre individu « menaçant ».

« Il a indiqué avoir clairement vu l’impact de sa balle sur le flanc de l’individu menaçant qu’il avait visé » détaille Me Pauline Ragot. « Les vidéos issues des caméras piétons des fonctionnaires corroborent ce point » assure-t-elle. Dix caméras piétons ont été exploitées par les services de l’IGPN, qui ont mené les premières investigations.

Le policier affirme avoir tiré en direction d’une autre personne

Maël, 16 ans, ne retrouvera pas l’usage de son œil droit, après avoir été blessé, le 30 septembre 2026, en marge d’un blocage lycéen à Tours. Selon les premiers éléments de l’enquête, la blessure du jeune homme est « compatible » avec un tir de LBD, selon la procureure de la République de Tours, Catherine Sorita-Minard.

Ce jour-là, « mon client, fonctionnaire expérimenté et reconnu comme tel par l’institution policière, a fait face à une scène de violences urbaines particulièrement intense » affirme Me Pauline Ragot.

L’avocate estime que le LBD a été utilisé en toute légalité

L’avocate termine en assurant que l’usage du LBD par son client est « en tous points conforme à la doctrine d’emploi du LBD« . « Face à un tir de projectile imminent en sa direction et celle de la colonne d’intervention, émanant d’un individu qu’il avait parfaitement identifié et qui n’est pas le jeune homme blessé à l’œil, il a fait usage de son LBD, arme de nature non létale, à une reprise. »

Dans le cadre de son contrôle judiciaire, le policier mis en examen a désormais l’interdiction de détenir et d’utiliser un LBD.

Un second policier a quant à lui été placé sous le statut de témoin assisté. Selon la procureure de Tours, ce fonctionnaire est l’auteur d’un deuxième tir de LBD concomitant au premier, pendant l’intervention devant le lycée Balzac.

L’enquête, désormais dirigée par deux juges d’instruction, devra déterminer les conditions exactes de l’usage de ces armes de défense, et établir le lien, ou non, avec la blessure de Maël.

Source : France 3